Le vénérable parc du Mont-Tremblant

Le vénérable parc du Mont-Tremblant

Au début des années 70, j’avais à peine 7 ou 8 ans lorsque je suis allé camper pour la première fois. Nous étions partis rejoindre mon oncle Jean qui campait au ruisseau Saint-Louis dans le parc du Mont-Tremblant près de la rivière du Diable où il aimait aller pêcher. C’était un petit site rustique sur le bord du ruisseau avec une table, et une toilette sèche à proximité. Le parc était peu développé à l’époque et seul le camping au Lac Chat avait vu le jour à la fin des années 50. Je me souviens à peine de ce petit séjour où j’avais trouvé la nuit bien trop noire et silencieuse. Mais le plaisir du camping en tente s’était installé en moi.


Le lac de la Savane au nord-ouest du parc.

Durant les années suivantes, le développement du parc s’accélèrera et plusieurs sites de camping verront le jour autour du lac Monroe et dans les autres secteurs du parc du Mont-Tremblant. J’y allais tous les étés avec ma mère et mes frères. Beau temps, mauvais temps, on y campait pour une ou deux semaines. J’y ai vu des ours noirs, attirés par les poubelles trop nombreuses des sites, j’y ai pêché de la perchaude et bien des crapets soleil, j’ai ramé dans les grosses chaloupes de l’époque. La vie en plein air m’a marqué profondément durant cette période et je n’en garde que de bons souvenirs.


Les nombreux huards à collier font le bonheur des campeurs avec leurs chants mélancoliques ou hystériques.

À partir de mes 14 ans, j’y venais très rarement, j’avais alors d’autres intérêts dans la vie que d’aller camper avec ma mère et lorsque j’ai fondé une famille au début de ma vingtaine, nous sommes partis vivre dans l’est de la province et le parc du Mont-Tremblant est devenu une destination trop éloignée pour notre jeune famille. Nous allions camper bien sûr, mais plus à l’est.

Ce n’est qu’une trentaine d’années plus tard que j’y retournerai lorsque nous sommes revenus vivre à Montréal en 2010.

La belle plage du lac Provost dans le secteur de St-Donat (2012)
Nous essayons le kayak au lac Provost (2012)

De Montréal, la route mets environ 1h30 pour arriver à l’entrée du parc aujourd’hui devenu le parc national du Mont-Tremblant géré par la SÉPAQ. Nous y viendrons à quelques reprises pour y camper, mais cette fois, c’est moi qui amenais ma mère en camping.

Camping au lac Escalier en 2013
Visite de la chute du Diable avec ma mère

Vue sur le parc depuis un de ses belvédères

Tombée du jour sur le lac Monroe

Comme nous avons déménagé à Ste-Agathe-des-Monts en 2020, l’accueil du lac Monroe ne se trouve plus qu’à 45 minutes de voiture. Le parc est maintenant à notre porte et on peut s’y rendre simplement pour siroter une bière en contemplant le paysage du parc depuis le quai du centre de découverte ou bien aller y camper. On s’y rend aussi à l’occasion en vélo-camping. Il y a 50 km de route dont la moitié se fait par la piste cyclable Le Ptit Train du Nord.


Le site Bienvenue aux cyclistes peut accueillir 6 tentes et vélos et est situé dans un coin tranquille en bordure du lac Monroe.
Anne-Marie devant le lac Monroe vers 7:00 am

Rencontre matinale le long de la piste cyclable du parc

Notre installation sur le site pour cyclistes

Malgré le mercantile système de réservation de la SÉPAQ qui nous oblige à réserver des mois à l’avance, on peut tout de même trouver quelques sites disponibles pour de courts séjours dans le parc. Nous avons découvert que le site Bienvenue aux cyclistes fonctionne sur le mode premier arrivé, premier servi. Donc, on ne peut pas le réserver et une fois qu’on y est, on y reste le temps qu’on veut par contre. Ce site peu achalandé ne semble jamais complet d’ailleurs. Il faut tout de même pédaler pour s’y rendre.


En kayak à la brunante.

Le quai du Centre de Découverte, très agréable pour y voir le coucher de soleil ou simplement être en mode farniente.

La plage du très convoité site de camping La Bacagnole

Aujourd’hui le parc offre une pléthore d’activités sur place l’été: vélo, kayak, canot, canot-camping, paddleboard, marche en sentier, via ferrata, etc. Sans compter les nombreux types d’hébergements offerts à part le traditionnel camping et toutes les plages de sable qu’on y retrouve. Le parc du Mont-Tremblant n’est pas juste vénérable à mon avis, mais demeure un lieu de plein air très prisé qui a su se renouveler pour attirer les Québécois (de toute origine d’ailleurs) encore aujourd’hui.

La rivière du Diable au ptit matin
Moi en train d’observer le lac Monroe
Le lac de la Savane

Cet été, nous avons découvert le secteur du lac de la Savane au nord-ouest du parc. Le paysage y est moins spectaculaire, mais l’endroit est tranquille. Le petit camping rustique Savane-Ouest est constitué d’une douzaine de sites avec vue sur le lac. Toilette sèche uniquement et pas de point d’eau, on y est bien tranquille. Avec une embarcation, c’est le bonheur. On peut ainsi profiter de ce magnifique lac très peu achalandé. Et cet été, nous y sommes allés avec nos petits-enfants. Nous en sommes donc à la 4e génération à fréquenter ce mythique et vénérable lieu de plein air. Une histoire de famille avec le parc finalement…

Voilà pour cet article. Si vous fréquentez ou avez fréquenté ce parc, faites-moi en part! Au plaisir de vous lire 😊

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