En camping au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

En camping au parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

La rivière Malbaie

Le parc des Hautes Gorges de la rivière Malbaie est un de ces endroits époustouflants du Québec: lorsqu’on y met les pieds pour la première fois, on ne peut faire autrement que de contempler ce paysage majestueux et imposant à la fois. Et c’est ainsi les fois suivantes d’ailleurs. Car le pays de Menaud maître-draveur porte l’histoire mythique de la drave du bois. Et on n’a qu’à se plonger dans le roman de Félix-Antoine Savard pour découvrir ce monde aujourd’hui révolu. Mais le paysage demeure. Et ce n’est qu’une fois au sommet du sentier de l’acropole des draveurs qu’on peut sentir l’immensité de ce pays. Un sentiment que je ressens souvent au Nunavik dans la toundra d’ailleurs: immense, sauvage et tellement beau! Un paysage qui impose le respect.

Les Hautes-Gorges après la pluie
Vue au sommet de l’acropole des Draveurs lors de notre précédent passage en 2018

Nous avons commencé à fréquenter ce parc au début des années 90. Nous y allions pour camper en famille avec nos très jeunes enfants. C’était d’ailleurs un parc régional en développement à cette époque. La route était en gravier pour s’y rendre de St-Aimé-des-Lacs. On devait alors s’enregistrer à un petit centre d’accueil au début du parc et par la suite, on se rendait en voiture pour camper quelques kilomètres après le site de l’équerre. Il y avait ici et là des sites rustiques pour camper et la règle était premier arrivé, premier servi. On trouvait toujours quelque chose disponible pour planter notre tente. C’était la simplicité des parcs régionaux.

Le parc des Hautes-Gorges en 1994

On installe notre campement en famille
En canot sur la rivière Malbaie
Vue sur la rivière Malbaie de notre camping
Nos 4 enfants en 1994. Camille, Jérémie, Nicolas et Olivier. Julien notre dernier n’était pas encore né à l’époque.

Évidemment, un lieu si magnifique et si peu connu ne pouvait rester dans l’ombre bien longtemps. C’est en 1975 que, même s’il n’est pas encore un Parc National au sens légal, le Parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie apparaît pour la première fois dans la programmation du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche. Et c’est en 2000 qu’a lieu la création légale du parc par le Gouvernement du Québec, devenant ainsi le 20e parc du réseau Parc Québec.

En 1989, l’UNESCO consacre le site en tant qu’aire centrale de la Réserve de la biosphère de Charlevoix qui est créée officiellement.

Le parc se verra ainsi transformé au fil des ans par le Gouvernement du Québec. Du souvenir que j’en garde des années 90 avec son chemin de gravelle et le petit poste d’accueil, en passant par l’évènement de la crue du 19 juillet 1996 (déluge du Saguenay) qui fait des ravages dans le parc, jusqu’à aujourd’hui avec sa navette pour circuler entre ses falaises et rejoindre les divers sentiers de marche, ce lieu m’a toujours inspiré fortement et aussi apporté beaucoup de paix. Comme un lieu de pèlerinage…

Le barrage des Érables

La barrage des Érables en 2022
Le barrage des Érables en 2022
La traverse piétonnière sur le barrage des Érables en 2018
En kayak en amont du barrage sur la rivière Malbaie en 2018

Le barrage des Érables a été construit en 1958 pour répondre aux besoins de l’industrie de la drave. En plus de son rôle de déversoir, il est aujourd’hui utilisé comme passerelle pour traverser la rivière et abrite une section éducative sur l’histoire des lieux. En 1996, lors du déluge du Saguenay, il avait été rudement éprouvé, mais avait tenu le coup. Toutefois, il sera reconstruit entre 2013 et 2015.

Le sentier menant au sommet de l’Acropole-du-Draveur fait 5 kilomètres aller seulement et grimpe beaucoup. Toutefois au sommet si le temps est clair, le spectacle est grandiose et fait parti selon moi des plus beaux belvédères du Québec. La vue y est vertigineuse et chacun des sommets (il y en a trois) offre un point de vue inoubliable.

À gauche, dans le secteur de l’Équerre, le sentier de la Chute-du-Ruisseau-Blanc nous conduit à cette magnifique chute de 45 m. Beaucoup plus court, on le parcourt en 30 minutes à peine.

Pour obtenir un emplacement au camping du Pin-Blanc sur le bord de la rivière Malbaie, j’avais pris ma place en ligne en novembre 2021 lors de l’ouverture des réservations par la SÉPAQ. Il y a une vingtaine de sites très prisés et les réservations s’envolent très vite. On est loin des années 90 où l’on pouvait alors se présenter et choisir un site. Si le camping du Pin-Blanc était complet, on pouvait alors camper un peu plus loin le long de la rivière Malbaie. Mais tout ça est chose du passé et aujourd’hui, le mercantile système de réservation de la SÉPAQ nous oblige à nous y prendre des mois à l’avance pour obtenir un site un tant soit peu bien situé. Je vois d’ailleurs bien souvent des sites inutilisés alors que le parc affiche complet. J’ai remarqué ce phénomène dans plusieurs parcs de la SÉPAQ.

Notre installation sur le site #16 du Pin-Blanc avec notre amie Joanne. Un grand site intime, mais la rivière y est bruyante toutefois.
Anne-Marie et Joanne sur la route du parc.
Vue sur la rivière Malbaie de notre site.
Vue sur le parc à partir du centre de services Le Draveur

Malheureusement, lors de notre récent passage, nous avons eu des symptômes de Covid-19 et avons dû écourter notre séjour. Ce fut quand même une belle visite courte, mais toujours inspirante par cette nature si sauvage et puissante. Nous y reviendrons!

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